Les poux du canari

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Les poux du canari

Message par Makninebladi le Mer 18 Avr - 16:49


Les poux du canari


Le terme de poux est communément employé pour désigner les petits
animaux qui vivent aux dépens des oiseaux, attaquant les plumes, la
peau, ou se nourrissent de sang. Leur fréquence, leur importance,
méritent une place à part. On les répartit en deux groupes bien
distincts; les Mallophages et les acariens.


Les mallophages


Ce sont des insectes dépourvus d'ailes, qui sont très voisins des poux
vrais ou Anoploures. mais alors que les poux de l'homme sont suceurs de
sang, les Mallophages se nourrissent de débris organiques; ils sont
fréquents dans le plumage des oiseaux.

Pourvus de fortes griffes, ils s'accrochent aux plumes, et ils les
rongent; ils peuvent aussi s'en prendre à la peau, irritant l'oiseau.
les canaris s'en défendent en s'épouillant fréquemment et en lissant
leurs plumes avec leur bec. Les dégâts au plumage sont peu apparents,
mais si on recueille une plume au moment de la mue, et si on la regarde
au microscope, on voit des barbules plus ou moins rongées; et les débris
cornés, ainsi que les déjections, ne sont pas rares sur les barbes.
Quand il y a picage, du sang s'écoule, se coagule et souille le plumage;
les mallophages ronges le sang séché mais aussi les barbes souillés,
abîmant nettement la plume. On doit l'arracher pour qu'il en pousse une
nouvelle. Les Mallophages du canari ont un corps allongé, ils mesurent
environ 2 mm et ils déposent leurs oeufs à la base des plumes.

Il est difficile de les éliminer, mais on peut réduire leur nombre par
des soins de propreté, notamment en nettoyant ou en renouvelant le fond
des cages et en assurant des bains fréquents. Quand ils ne disposent pas
d'un point d'eau, les canaris prennent un bain de poussière en
ébouriffant leurs plumes, de préférence au soleil, ce qui élimine bon
nombre de parasites. Les insecticides au pyréthrines, en bombe ou en
poudre (poudre à puces pour chiens et chats), sont utilisables pour les
adultes et pour les nids. Plusieurs traitements sont nécessaires, car
dans la profondeur du plumage, les oeufs des poux sont rarement
atteints.


Les acariens

Ils sont apparentés aux araignées, et comme elles, ils ont, au moins à
l'état adulte, quatre paires de pattes, et de petites pinces ou
chélicères situées en avant de la bouches. Mais leur corps est plus ou
moins arrondi et d'une seule pièce.

Certains de ces acariens vivent de débris animaux ou végétaux. Dans les
cages et volières, ils affectionnent particulièrement les pâtées non
renouvelées, les biscuits trop vieux. Les figues sèches... Ce sont eux
qui réduisent en poudre le contenu des godets à pâtée, au point que l'on
peut voir cette poudre se mouvoir lentement sous la poussée des
parasites. Au microscopes, on y voit une multitude d'infimes créatures,
évoquant des robots à long poils. Bien entendu, les oiseaux se refusent à
manger cette nourriture polluée. Il ne semble pas pourtant, que ces
acariens soient vraiment nuisibles sauf parfois aux plumes contrairement
aux formes suivantes, suceuses de sang, et qui provoquent des maladies
ou acariose.


Acariose des pattes


C'est tout simplement la gale qui est due à un parasite dont la femelle
creuse des galeries dans la peau où elle pond. les jeunes remontent
ensuite à la surface, s'y accouplent, et d'autres femelles s'enfouissent
à leur tour: la peau se boursoufle, les écailles des pattes
s'épaississent et se redressent, des doigts peuvent se déformer. les
galeries ne doivent pas être confondues avec les pustules causées par la
variole; la peau est jaunâtre et il n'y a pas de pus.

Généralement, seules les pattes sont atteintes, mais la gale peut
s'étendre à d'autres régions dénudées: bec, cuisses, croupion. L'oiseau
n'est pas handicapé, mais s'il n'est pas soigné, à la limite, il peut
mourir. On traite facilement la gale avec une pommade soufrée, au
pétrole ou avec l'huile de paraffine. La contagion est faible. Une bonne
hygiène prévient la gale des pattes qui reste une affection rare.


Acariose des plumes


Un acarien différent du précédent, peut ronger la base des plumes et
attaquer l'enduit gras qui les protège. les petites plumes en deviennent
fragiles et peuvent tomber. La petite hémorragie qui accompagne leur
chute en rosit la base. Le parasite peut même se glisser dans le canal
d'une plume. On brûle les plumes tombées et on traite par un
insecticide. C'est très exceptionnel, mais l'élevage intensif, la
promiscuité de nombreux canaris, favorise cette acariose, qui jointe à
l'action des Mallophages, explique le plumage, trop souvent déplorable,
des oiseaux vendus dans certains magasins.



Acariose respiratoire


Un autre acarien, très petit, de l'espèce Sternostoma tracheacolum, peut
s'installer dans les fosses nasales du canari et s'y reproduire. Il en
résulte des troubles respiratoires, typiques de ce que l'on appelle
l'asthme chez le canari. En fait ce terme d'asthme recouvre des troubles
d'origine différente. Il peut s'agir d'acariose, mais assez souvent
aussi de mycoplasmose, et pratiquement jamais de troubles allergiques
(comme il en est chez l'homme).

Les conséquences dépendent de l'abondance et de la localisation du
parasite. Il peut passer complètement inaperçu. mais il arrive que les
peaux larvaires s'accumulent et constituent une gêne, source
d'éternuements. Parfois le parasite pénètre profondément dans les voies
respiratoires, et s'il est abondant, on a une maladie grave. Ainsi
quelques dizaines d'individus peuvent cohabiter dans la trachée- artère
où ils apparaissent, sous le microscope, comme autant de points noirs.
Ils provoquent la sécrétion d'un mucus abondant qui s'accumule et gêne
sérieusement la respiration. D'autres vont dans les poumons et y
provoquent de petites hémorragies où ils s'engluent. Des microbes
trouvent là un milieu favorable, et une pneumonie apparaît. L'oiseau a
la fièvre, il se met en boule, ne mange plus; sa mort est proche.

La contamination est faible, mais elle se fait par expectorations. Des
larves vont souiller le plumage d'autres canaris, ou les barreaux de la
cage. Il y a a également contamination par nourrissage: les parasites
pouvant passer de la femelle aux jeunes quand elle leur donne la
becquée.

On traite avec une bombe insecticide aux pyréthrines. L'oiseau est mis
dans un sac en plastique transparent, ce qui permet de suivre son
comportement, et on envoie un jet d'insecticide. Pour éviter tout
affolement, on attend d'abord que l'oiseau soit calmé; puis après, on le
voit expectorer énergiquement, ensuite il respire plus vite et tend à
s'assoupir. On le retire du sac, où il est resté 2 à 3 minute. On
recommence quelques jours plus tard. On peut aussi saupoudrer les
graines avec un insecticide doux (Véténol) pendant plusieurs jours. S'il
n'y a pas d'amélioration, c'est que les troubles respiratoires ont une
autre cause.

On doit traiter alors que l'oiseau est encore actif. Si on tarde, les
chances de guérison sont moindres, et il peut d'ailleurs se produire des
lésions irréversibles, qui laisseront la respiration sifflante, la
maladie connaît des rémissions, c'est-à-dire des périodes où elle passe
inaperçue, peut-être en raison d'un nombre moindre de parasites, ou d'un
constitution plus robuste.



Les poux rouges


Ces acariens (Desmanyssus gallinae) ne sont pas en permanence sur le
canari. Il se cachent le jour dans les recoins de cages, les fissures,
les ressorts de portes, les barreaux creux... La nuit, ils gagnent les
oiseaux endormis, se glissent sous les plumes et sucent le sang: il se
gonflent et deviennent rouges, d'où leur nom. Une femelle importunée
peut abandonner sa couvée et les oisillons peuvent être saignés.

On traite à l'insecticide par pulvérisation, on peut aussi poudrer
présebtivement les nids. Le piégeage consiste à disposer dans la cage,
de petits morceaux d'étoffe, de petits tubes en roseau, où vont se
cacher les poux; on brûle ensuite. Les barreaux creux en plastique sont à
éviter car ils constituent un refuge pour les poux.



Le poux du nord


Ces poux (Ornithonyssus sylviarum) peu différents des précédents, s'en
distinguent surtout par le fait qu'ils prospèrent l'hiver, et qu'ils se
reproduisent sur le canari. Taille 1 mm au plus. On traite comme
précédemment.





Conclusion


Les poux des oiseaux peuvent être des ennemis redoutables et même
mortels pour les canaris. Ils sont plus fréquents qu'on ne le croit. les
mallophages abîment le plumage, les Acariens sucent le sang et
propagent des maladies graves; certains même se glissent dans l'oreille
et causent des troubles d'équilibre (chutes, tête penchée). Les
insecticides aux pyréthrines (inoffensifs pour les oiseaux), constituent
l'arme indispensables de l'éleveur. Une bonne hygiène étant la meilleur
des préventions.




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Re: Les poux du canari

Message par BOURA Omar le Mer 18 Avr - 17:06

Essalem mon frère Djamel,

merci a vous pour ce magnifique Sujet sunny

Amicalement Omar

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Re: Les poux du canari

Message par Makninebladi le Jeu 19 Avr - 5:55

pas de qoui frere omar le plaisir et pour moi
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