les maladies les plus fréquentes chez les oiseaux (dangereuses)

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les maladies les plus fréquentes chez les oiseaux (dangereuses)

Message par Makninebladi le Ven 31 Aoû - 7:05

Voici un petit résumé bien conçu sur les maladies des oiseaux




Pseudo-tuberculose.
Cette
maladie atteint nos oiseaux toujours dans le même contexte. Elle surgit
vers la fin de l'hiver, lors des périodes prolongées fraîches et
humides, rarement au plus froid de l'hiver. Tout rentre dans l'ordre
avec les beaux jours. Nous habitons la région Toulousaine.

Il
nous a semblé que parfois cela correspondait avec l'irruption de petits
rongeurs qui parvenaient à rentrer dans la volière. Elle n'a jamais
touché nos oiseaux en cage ou volière d'intérieur.

Plusieurs
oiseaux sont malades en même temps. Quelques fois des Diamants,
davantage de petits Estrildidés. Les malades sont hérissés, l'évolution
est rapide. Ils meurent dans un délai de 3 à 5 jours. Si il y a une
incubation, elle n'a pas été discernable.

Cette maladie peut
être confirmée sans aucun doute possible en autopsiant les oiseaux
décédés. La rate augmente de volume de façon importante. Le foie et la
rate présentent de nombreux petits nodules blancs assez durs. Des
prélèvements ont été effectués, de façon à faire déterminer la souche
bactérienne avec certitude et connaître le traitement efficace.

Résultats
du laboratoire pour les prélèvements de rate et foie : yersinia
pseudotuberculosis. Médicaments humains actifs : Ampicilline, Bactrim,
Clamoxyl, Quinolones. Le Chloramphenicol,non testé car non utilisé en
médecine humaine, est efficace contre cette maladie [ref: J. et M.
VIGUIE].

Garder l'oiseau en cage hôpital, sans contact avec les
autres car la maladie est contagieuse. Se laver les mains, après chaque
contact, comme dans tous les cas de maladies bactériennes. Voici divers
médicaments traitant cette maladie:

Pendant 10 jours (selon le
fabricant), Chloramphenicol: Mycolicine. Ceci s'achète en cabinet
vétérinaire. Dosage: 12 gouttes pour 60ml d'eau, ou bien 5ml par litre
d'eau. Le plus grand conditionnement fait 50ml.
Pendant 10 jours,
Trimétoprime et Sulfadiazine: Adjusol TMP Sulfa Liquide. Dosage: 2,5ml
par litre d'eau, c'est le dosage volailles. Chez le vétérinaire.
Pendant
10 jours, Flumequine: Flumisol à raison de 20 gouttes par litres d'eau,
ou Flumix poudre. Ce dernier produit, prescrit avec un dosage "chien",
n'a pas été aussi efficace que la Mycolicine.
Pour ma part, ce qui m'a semblé le plus rapide et efficace, c'est la Mycolicine.

Au
moins 2 oiseaux guéris lors d'une épidémie de pseudo-tuberculose n'ont
jamais contracté cette maladie depuis leur guérison, c'est à dire depuis
4 ans. Il y a bien sûr un doute sur la nature de la maladie, puisqu'ils
n'ont subi aucun examen. Un Diamant de Tanimbar a conservé des
séquelles. Il a vécu 2 ans avec quelques problèmes d'équilibre.


Colibacillose.
Nous
avons eu quelques cas de colibaccilose, déterminée par un laboratoire
spécialisé. Le traitement à appliquer était le même que celui de la
pseudotuberculose.

Les symptômes de la colibacillose sont assez
semblables à ceux de la pseudotuberculose et de la salmonellose. Oiseau
en boule, peu mobile, recherchant la chaleur. Le seul moyen de
différencier la pseudotuberculose et la colibacillose, en cas
d'épidémie, est l'autopsie de l'oiseau, pour contrôler la présence ou
l'absence des nodules sur la rate et le foie, et surtout la
détermination du germe pathogène.

La colibacillose atteint les
oiseaux à un moment de moindre résistance. Les colibacilles sont plus ou
moins pathogènes, et ne sont pas présents normalement dans l'intestin
des granivores [ref: J. et M. VIGUIE].

Heureusement, le
traitement est le même que pour la pseudotuberculose ou la salmonellose.
Même si l'on ne sait pas avec certitude à quelle maladie on est
confronté, on a la chance de pouvoir appliquer un traitement!

Traitement: voir la pseudotuberculose.


Salmonellose.
Nous
avons eu 3 cas d'oiseaux suspectés de salmonellose. Il s'agissait
d'Astrilds de Veireaux, qui m'ont été offerts car la personne venait
d'en perdre deux, sur 7. Ces deux là étaient tombés malades un matin et
morts la nuit suivante.

Les Astrilds sont donc arrivés chez
nous, trois très malades, l'un d'eux -une femelle- était en hypothermie,
et deux en état normal.

Les malades étaient en boule, raides,
ne mangeaient plus. Ils semblaient chercher de la nourriture dans la
cage, mais ne prenaient rien.

Avant de les mettre au chaud
(30°C) dans la cage hôpital, nous leur avons fait boire un peu
d'antibiotique préparé à leur intention, leur état étant vraiment
alarmant.

Pour identifier la maladie, il était impossible de
prendre le temps de faire des examens des déjections. Il était seulement
possible de tenter de différencier les symptômes de ceux d'autres
maladies. Les oiseaux ayant précedemment vécu en cage, leur maladie
pouvait ne pas être une pseudotuberculose ni une colibacillose. De plus
la mort avait été très rapide, plus que dans les cas de
pseudotuberculose ou de colibacillose. Le contexte (oiseaux importés
récemment) contribuait aussi à soupçonner une salmonellose.

Traitements efficaces contre la salmonellose:

Nos
Astrilds de Veireaux ont été traités au Chloramphenicol, Mycolicine,
pendant une semaine. Dosage: 12 gouttes pour 60ml d'eau, ou bien 5ml par
litre d'eau. Il faut faire une interruption de une semaine et
recommencer le traitement.
Pendant 10 jours, Trimétoprime/Sulfadiazine: Adjusol TMP Sulfa Liquide. Dosage: 2,5ml par litre d'eau.
Pendant 10 jours, Flumequine: Flumisol à raison de 20 gouttes par litres d'eau, ou Flumix poudre.
Très efficace : pendant 10 jours, de l'enroflaxine. Baytril à raison de 150mg par litre d'eau.
Les
conditions d'hygiène sont identiques à celles des autres maladies
infectieuse: mains lavées après toute manipulation des oiseaux ou des
accessoires de la cage.

Il faut absolument éviter de les mettre
en contact avec les autres oiseaux pendant au moins deux mois, même
trois. Des oiseaux ayant été en contact avec des malades atteints de la
salmonellose doivent être traités

Les cinq Astrilds se portent
bien, ils ont mué sans problème et sont bien colorés. Leur mésaventure
date du mois de Juillet. Ils sont depuis un mois en compagnie d'un
chanteur de Cuba et d'un Diamant à longue queue, qui n'ont pas contracté
de maladie.

[ref: J. et M. VIGUIE] : Les petits passereaux une
fois guéris semblent en général ne plus être porteurs du germe. D'autre
part, un vaccin peut être fabriqué et utilisé dans les cas de récidive.

[ref:
J.P. ANDRE] : Les salmonelles sont très résistantes et pourraient
survivre 28 mois à l'extérieur. Si le risque de porteurs du germe est
présent, on peut avoir recours au vaccin. Attention dans les dosages.

Les maladies à virus.
Nous n'avons pas su déceler les maladies virales, s'il y en a eu.

La plus connue est la variole du canari, pour laquelle il existe un vaccin.

La
proventriculite est peut-être une conséquence possible d'une atteinte
par virus qu'il reste à identifier [ref: J. et M. VIGUIE].


Rétention d'oeuf ou "mal de ponte".
Ce type d'accident ne s'est encore jamais produit chez nos femelles, qu'elles habitent la volière ou en cage.

L'oiseau est au sol, ou aplati sur un perchoir. Sa queue hoche au rythme de la respiration. Il faut agir rapidement.

Il y a des récidives et la mort peut résulter du choc subi par la malade [ref: J.P. ANDRE]

On peut garder la femelle malade à 30°C avec une hygrométrie élevée, de 1/2 heure à 2 heures et demi.
Il
a été aussi préconisé d'infiltrer un peu d'huile dans le cloaque, et
faire suivre d'un massage doux. Il faut garder l'oiseau au chaud. Cela
ne peut être efficace que si l'oeuf est suffisamment bas et comme toute
manipulation présente de risque de fracturer l'oeuf à l'intérieur du
corps.
Solution plus efficace : application sur la muqueuse du
cloaque d'une hormone (Ocytocine), en dilution de 8% à 10% [ref: J. et
M. VIGUIE]. Ceci est effectué par un vétérinaire. Cette hormone étant un
produit dangereux [ref: VADE-MECUM du VETERINAIRE], elle n'est pas en
vente libre.
Autre traitement : anesthésie générale de la malade
(par un vétérinaire). L'anesthésie fait disparaître le spasme qui retint
l'oeuf. Là aussi aider à l'évacuation de l'oeuf. [ref: J.P. ANDRE]
Un
alimentation équilibrée, des minéraux en quantité suffisante, de
l'exercice régulier pour les oiseaux, ainsi que l'absence de gros écarts
de température sont peut-être des moyens de l'éviter.


Acariase respiratoire. L'acariase est causée par la présence de petits acariens dans les voies respiratoires des oiseaux.

Nous
avons rencontré le cas chez deux oiseaux nouvellement achetés : un
Cordon-Bleu, et un Diamant de Gould (ces oiseaux sont souvent sujets à
cette parasitose). Chez ces deux oiseaux, le traitement a été efficace,
les oiseaux respiraient normalement dès le lendemain.

Il semble
que les petits exotiques sont plus souvent atteints par l'acariase que
le Canari. L'oiseau éternue de temps en temps, et ouvre le bec lors de
la respiration. Parfois il secoue la tête. Dans les cas grave, il
respire très mal, éternue beaucoup, sa respiration fait un crépitement.
L'acariase non traitée fait mourir l'oiseau à plus ou moins brève
échéance.

On ne peut avoir une certitude qu'avec une autopsie de
l'oiseau, et ceci n'est pas envisageable sur un oiseau que l'on cherche
à guérir! Les symptômes sont les mêmes dans les autres maladies
respiratoires, ce qui ne facilite pas la décision à prendre. L'action du
traitement de l'acariase étant rapide (si l'on n'a pas trop laissé
traîner la situation), on peut appliquer le traitement, notamment s'il
s'agit d'un Exotique, et voir le résultat. Si celui-ci n'est pas
satisfaisant, il faut s'orienter vers une maladie infectieuse.

Le traitement est répété, afin de détruire toutes les générations des acariens, même si l'oiseau semble guéri.

Recouvrir
entièrement la cage d'un tissu. Vaporiser dans la cage, pendant 5
secondes, une bombe insecticide spéciale "Oiseaux". Par exemple : marque
Francodex, vendue en animalerie. Ne pas se servir d'un insecticide en
bombe habituellement utilisé dans les habitations. Laisser le tissu
environ 10 minutes, pas plus. Recommencer tous les 4 jours, au total 5
traitements.
Se procurer une boîte poudreuse de Carbyl (produit
actif : Carbaryl, vétérinaire ou pharmacie). Cette poudre contient la
bonne concentration de Carbaryl pour le mélange suivant : 2% de Carbyl,
avec des graines (1 gramme de Carbyl pour 50 grammes de graines).
L'oiseau ne doit manger que cela pendant un jour. Recommencer 3 fois à
une semaine d'intervalle. Attention, ce produit est toxique si surdosé.
Ivomec
buvable (produit actif : Ivermectine), 2ml pour 1 1itre d'eau. Cette
solution n'est valable que si vous pouvez vous procurer une petite
quantité de produit (chez votre vétérinaire?) car le conditionnement
coûte très cher. L'oiseau ne doit pas disposer d'un autre apport de
liquide (pas de fruits ou de verdure) pendant une journée. Un seul
traitement.
Certains éleveurs utilisent l'Ivomec injectable, à
raison d'une goutte déposée sur la peau, au pli de l'aile. Même problème
de prix que pour le traitement précédent. Un seul traitement.
Ne pas mélanger les traitements anti-acariens entre eux (par exemple Carbaryl+Bombe), un seul à la fois suffit.

Nos deux oiseaux ont été soignés avec la bombe insecticide pour Oiseaux.

La
présence d'une plaquette insecticide à base de Dichlorvos (exemple
Vapona), choisie en fonction de la taille de la pièce où sont les
oiseaux, plaquette plutôt plus petite que trop grande, semble donner de
bons résultats chez nous.


Les Tiques et les Oiseaux.
En
1997, nous avons perdu un oiseau qui portait une tique. Il s'agissait
d'un Chanteur d'Afrique, qui vivait dans la volière depuis 3 ans. Il
était amputé au niveau du tarse (il avait été adopté avec un début de
gangrène), et se portait bien. A ce moment là, j'ai supposé qu'il
n'avait pas eu la possibilité d'empêcher le parasite de se fixer. En
1999, deux Mandarins sont morts pour la même raison, à deux jours
d'intervalle. Tous deux étaient en excellente forme. Sur les trois
oiseaux, la tique était fixée à l'arrière du crâne.

Les
symptômes : présence de la tique, bien sûr. L'oiseau est au sol, très
faible, sa température est plus basse que la normale. Ils sont morts en
moins de 4 heures après que nous les ayons trouvés.

L'autopsie
de l'un d'entre eux (laboratoire spécialisé) n'a rien révélé de
significatif. Les muqueuses de l'oiseau n'étaient pas décolorées, la
quantité de sang prélevée par le parasite ne pouvait pas causer
directement la mort. Il n'y avait aucun signe d'une maladie en cours.

Notre
vétérinaire soupçonne une rickettsiose, qui est la maladie causée par
un micro-organisme inoculé par les tiques. Lors de la mort, ces
micro-organismes disparaissent rapidement du sang.

Il existe un
antibiotique actif contre cela. La rapidité de l'évolution empêche de
pouvoir traiter suffisamment tôt, l'oiseau passant directement d'un
comportement normal à un état de faiblesse importante. La tique devient
visible par un discret rebroussement des plumes, et à ce moment là,
l'oiseau est affaibli et il est déjà trop tard.

Pour tenter d'éviter ce type de décès : en grande volière extérieure, il est difficile d'empêcher la présence de ces parasites.

Ceci
n'engage que moi, n'ayant vu aucune référence sur ce sujet :Donner de
l'Ivermectine, une fois par an, avant la saison où les tiques se
reproduisent. Certains éleveurs l'ont utilisé sur leurs chiens
(application externe), avec succès contre les tiques, m'ont-ils dit.
Observer
les plumes du crâne des oiseaux, lorsqu'ils sont tranquilles, afin de
détecter le moindre signe d'un corps étranger au niveau de la peau. Si
c'est une tique et que l'oiseau est en forme, l'amener chez le
vétérinaire pour traiter une éventuelle rickettsiose.


Informations sur le dosage.
20 gouttes = 1 ml pour un liquide aqueux (non huileux), compte goutte acheté en pharmacie car il peut y avoir des variations.

250 ml (1/4 litre) jusqu'à 1 litre d'eau : doseur de cuisine.

1ml à 5ml : seringue graduée. Attention, il ne faut pas ajouter d'aiguille ou de tube, cela peut modifier la quantité.

Jusqu'à 250 ml (1/4 litre) : biberon. Ne pas utiliser de verre de table (non gradué) ou de cuillère.

Pour
préparer 1g de poudre, si vous avez 10g de poudre : prendre un papier
quadrillé, faire une ligne de poudre, longue de 10 carrés et bien
régulière. Une graduation représentera 1g.

Une cuillère doseur
n'est pas fiable même pour un liquide, car selon le remplissage le
dosage n'est pas le même. En effet, le liquide n'est jamais parfaitement
au ras de la cuillère.

Les poudres sont plus difficiles à
doser. Un récipient contenant 5 ml d'eau ne contient pas forcément 5
grammes de poudre. Utiliser le doseur habituellement livré avec le
médicament en poudre.
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