la gale chez l'oiseau

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la gale chez l'oiseau

Message par Makninebladi le Mer 10 Oct - 7:45

la gale chez l'oiseau, La gale des pattes ( traitement )
par Makninebladi le Ven 13 Juil - 7:42






La gale des pattes (Docteur Thierry DELESTRADE-Jean-Michel EYTORFF)






LA GALE DES PATTES.


Docteur THIERRY DELESTRADE – JEAN-MICHEL EYTORFF


Il est rare de ne pas se trouver confronté un jour à un problème de
gale des pattes dans son élevage. Un nouvel arrivant, est bien souvent
le vecteur permettant une contamination lente des oiseaux mais ô combien
embarrassante. Afin de vous apporter le maximum de précision
concernant le traitement de ce parasite externe, j’ai demandé à mon Ami,
le Docteur Thierry DELESTRADE, fondateur des Laboratoires ORNIPHARMA,
et consultant de notre site, de bien vouloir rédiger l’article que nous
publions ci-après. J’ai pour ma part réalisé quelques clichés pour
illustrer ce document, à chaque étape du traitement, en prenant soin de
respecter le protocole thérapeutique conseillé. Les prix des produits
utilisés sont indicatifs pour vous aider à estimer l’effort financier à
réaliser pour soigner efficacement votre oiseau.


J’ai personnellement testé ces produits et constaté une guérison
rapide des oiseaux infectés. Les photos que j’ai réalisé montrent les
dégâts provoqués parla gale à différents stades, ainsi que les
traitements successifs : vaseline salicylée, Orni gale en pommade.


Pour plus de renseignements, vous pouvez également contacter le Docteur DELESTRADE, à l’adresse suivante :


http://www.ornipharma.com


thierrydelestrade@ornipharma.com


Jean-Michel EYTORFF


1 / RAPPELS


La gale est une ectoparasitose contagieuse due à un acarien
supérieur hématophage (qui se nourrit de sang) et microscopique (moins
de 0.5 mm) :

« le sarcopte de la gale » (cnemidocoptes).

Cette dermatose n’atteint que l’épiderme glabre (non emplumé) de l’oiseau.

Localisée donc exclusivement au niveau des pattes de l’oiseau, elle
occasionne des lésions typiques sous forme d’excroissances cornées
(soulèvement des écailles) qui déforment la patte. On constate la
formation de croûtes blancs-jaunâtres parfois décrite comme ayant un
aspect de « mie de pain séchée ».

Le male vit à la surface de la peau et la femelle creuse des
galeries dans les couches superficielles cornées de l’épiderme pour y
pondre leurs oeufs.

Les sucs salivaires sont très irritants (chez l’homme il provoquent de fortes démangeaisons symptomatiques).

Il est difficile d’évaluer l’inconfort ainsi provoqué chez l’oiseau,
mais les sujets atteints ne semblent pas particulièrement se « gratter
».

On peut penser que la nature très cornée des pattes les rend moins sensibles, épargnant ainsi aux malades ce désagrément.

Par contre les déformations finissent par handicaper l’oiseau qui ne
peut plus poser sa patte à terme celle-ci se fragilise tellement
qu’elle peut s’infecter, perdre un phalange,se casser voir provoquer une
surinfection (à staphylocoques ou streptocoques) mortelle pour l’oiseau
sans traitement antibiotique.

Le cycle parasitaire dure 3 semaines. Les œufs éclosent en quelques
jours et la maturité sexuelle est atteinte en moins de 2 semaines.

L’évolution de la maladie est très lente, elle se développe pendant plusieurs mois.

La face externe dorsale des doigts est la première à être touché
puis le développement se poursuit sur la face plantaire interne de la
patte.


Diagnostic différentiel :


L’age très avancé de certain oiseau provoque l’épaississement des
pattes et un soulèvement des écailles proche de celui occasionné par la
gale.

Il ne faut pas confondre ces altérations des écailles avec la gale.

Mais si le doute est important il vaudra mieux traiter par acquis de
conscience car l’age d’un oiseau ne le protége pas de cette affection.


Transmission :


C’est la promiscuité avec un individu infecté qui favorisera la
transmission d’autant plus facilement que les barreaux de cage et les
litières sont sales.

Le court cycle de reproduction favorise une importante
multiplication du nombre de parasites présents à la surface de la peau.
Dés lors la transmission se fera d’autant plus facilement.

Il n’existe pas de transmission interspécifique entre l’homme et
l’oiseau. Les sarcoptes responsables des gales animales ne survivant pas
chez l’homme.

La gale de l’oiseau contrairement à celle de l’homme ne semble pas
très contagieuse, mais la négligence du traitement, le manque d’hygiène
et la promiscuité facilitent grandement sa transmission.

Ce parasite provoque une importante réaction immunologique, les
sujets qui en guérissent sont plus résistant à une ré infestation sans
être pour autant être totalement immunisés.

La maladie semble plus active en période de froid et sa fréquence favorisée par l’élevage dans des volières à sol en terre.


2/ PROTOCOLE HYGIENIQUE


Les mesures d’hygiène et de désinfection seront parties prenante à 100 % dans le traitement de la gale.

L’hygiène n’est pas simplement recommandée, elle est là indispensable.

Evidemment la première mesure à prendre est d’isoler l’oiseau concerné le temps du traitement.

La désinsectisation de l’environnement jusque là occupé par le malade est impérative.

Un traitement « allégé » de prévention de ses « colocataires » sera
aussi de rigueur même en l’absence de tout signes cliniques chez ces
derniers.

En effet ces derniers n’apparaissent que plusieurs semaines après la contamination.

Dans ce cas, pour des raisons de commodité, une application unique
de la solution traitante aux compagnons de cage sera recommandée.

Concernant la désinsectisation, il ne faudra évidemment pas omettre
d’effectuer cette opération dans la cage d’isolement à l’issu du
traitement.

Si possible au moment de la réintroduction dans une nouvelle cage de
l’oiseau qui sort de traitement lui faire une ultime application de
solution.

Cela pour qu’il ne transporte pas un sarcopte, dont certain sont
encore potentiellement présent dans la cage de traitement avant sa
désinfection.

Le sarcopte est capable de survivre 1 à 2 jour maximum hors contact de l’oiseau.

Par la suite en mesure préventive, tout comme pour les autres
acariens supérieurs comme les poux, il faudra faire une désinsectisation
régulière des locaux et du matériel. Deux fois l’an, dans le cadre des
protocoles de désinfection, semble être une fréquence suffisante.
Rappelons au passage que la désinsectisation fait, de toute façon,
partie intégrante de toute désinfection digne de ce nom.

Dans le cadre des mesures de nettoyage et donc d’entretien de
l’hygiène, à fortiori si vous avez des cas de gale, il faut apporter
logiquement, un soin tout particulier à la propreté des barreaux
(support idéal de transmission du parasite).

Enfin le traitement préventif par application unique de la solution
sera à nouveau, une des nombreuses mesures à prendre impérativement au
cours de la quarantaine que vous réaliser sur les « nouveaux arrivant »
dans votre élevage.

A ce niveau les bains de carbaryl préconisés pour l’élimination des
poux auront aussi une activité préventive très efficace contre la
dissémination.

Malheureusement le sarcopte du fait de sa localisation intra
dermique résistera aux mesures d’hygiène classiques que sont le bain et
le nettoyage des pattes même avec un savon désinfectant.

Les bains de carbaryl bénéfiques contre les poux n’auront donc comme
seul avantage dans la gale d’en limiter la dissémination. Ils seront
adéquats pour protéger les autres oiseaux de l’élevage et en particulier
les anciens compagnons du malade.



3/ PROTOCOLE THERAPEUTIQUE


On peut comme toujours faire régresser les conséquences et donc les
symptômes de cette affection parasitaire avec certains produits
classiques mais votre véritable but doit être d’éradiquer le problème.

La jusque là « souveraine vaseline » est à ce niveau bien dépassée...

Pour régler véritablement le problème, seules les mesures d’hygiènes
et l’association des traitements symptomatiques et curatifs seront
efficaces.

Les kératorégulateurs (vaseline salicylée et savons moussants anti
squames) permettront effectivement d’assainir la patte et de lui rendre
rapidement un aspect plus acceptable en faisant disparaître les «croûtes
».

Il serait alors illusoire de croire que la bataille s’arrête là, car
si aucun produit purement curatif n’est utilisé la rechute sera
inévitable, malgré les meilleures mesures d’hygiène qui ne feront que
repousser l’échéance.

Plus grave la dissémination continuera.

L’étape de décapage de l’épiderme corné est indispensable car elle rend le parasite plus accessible au traitement.

Si les solutions traitantes et les bains de carbaryl semblent être
plus adaptés à la prévention et à la limitation de la dissémination, le
traitement des pattes présentant une infestation avancée avec
d’importantes excroissances squameuses nécessite une préparation par des
produits spécifiques à base d’acide salicylique dont l’action «
décapante » comme nous l’avons déjà dit augmentera l’efficacité du
traitement.



Mode opératoire :


Première étape : la préparation des pattes.


Commencez par faire une application en massage avec de la vaseline salicylée.

Cette dernière ayant la propriété de ramollir les squames.

La forme pommade permet une meilleure imprégnation que la forme fluide.

L’acide salicylique et ses propriétés « décapantes » permettront de
leur coté un ramollissement encore plus important des croûtes en
effectuant une véritable érosion de ces excroissances.

Essuyez l’excès de pommade à la fin du massage des pattes.

Puis après 24h de temps de pose, effectuez un brossage méticuleux et
délicat à la brosse à dent avec de l’eau chaude et le savon liquide
moussant KERATOGALE* qui contient lui aussi de l’acide salicylique mais
aussi de l’huile de cade.

Renouvelez ce brossage un jour sur deux en alternance avec le massage à la vaseline salicylée pendant une à deux semaines.

Une franche amélioration de l’état de la patte doit s’observer à ce stade.

Plus l’amélioration sera franche plus l’étape de traitement sera efficace.

Il est donc conseiller de poursuivre cette phase non pas jusqu’à la
disparition totale des squames mais au moins jusqu’à leur très nette
régression.

NB : lors du brossage et surtout lors de ses renouvellements dans
les cas sévères, de gros morceaux de squames peuvent se détacher de la
patte. Il est donc impératif, à ce moment là, d’être d’une délicatesse «
extrême ». Il ne faut pas espérer enlever la totalité de ces
excroissances en une ou deux fois au risque de léser la patte.


KERATOGALE* : 5ˆ90 les 30ml (2 ou 3 gouttes par brossage)


Deuxième étape : l’application d’un produit traitant.


Les pattes ont été préparées pour un traitement efficace.

Vous avez maintenant « le choix des armes » :


- poudre carbaryl à 5% : diluez 1 c. à café rase (5 gr) dans 1 c. à café d’eau (5 ml).

Et appliquez abondamment cette solution à 2.5% sur les pattes 2 fois par semaine.

Pour les bains diluer ½ c. à café pour un litre.


ORNI CARBARYL * (6ˆ90 le poudreur de 150 gr à 5% et 12.90ˆ les 500 gr)

Remarque à titre comparatif : il est souvent conseillé l’OCEGALE* : carbaryl à 2% et 7ˆ00 minimum le flacon de seulement 15 ml.

La poudre permettant de plus par la suite d’effectuer des préventions anti poux :

Pulvérisation des cages, bains, poudrage des nids etc…

C’est sans conteste la méthode la plus économique, cependant moins puissante que les autres produits chimiques.

A noter aussi que certaines souches de sarcoptes sont résistantes au carbaryl.

Il n’en demeure pas moins la première intention thérapeutique à mettre en place.

Ses nombreuses utilisations y compris en solution buvable (même
dilution que les bains) contre les acariens respiratoires en font un
produit qui de toute façon ne sera pas perdu.


- pommade traitante : ORNI GALE pommade* crotamiton 5% 6.90ˆ les 20 gr.

Vraisemblablement la méthode la plus efficace mais il faut masser…


- solution traitante de Benzoate de benzyle : ORNI GALE liquide* Benzoate de benzyle 6%. 6.90ˆ les 10 ml.

Très efficace, elle conviendra mieux à ceux qui n’ont pas une
vocation de « kiné » et pour les cas qui ne sont pas trop sévères et/ou
trop nombreux.


- huile de goudrons cade : 2 fois par semaine. Economique son efficacité reste moins importante que les « chimiques ».

(Disponible sur demande au laboratoire ORNI PHARMA).


- huile essentielle de cade : ORNI HE GALE* : 11ˆ90 les 10 ml
utilisée à raison d’une à deux goutte par application elle reste
compétitive en terme de cout global du traitement.


- La pyréthrine : réputée active sur les parasites et les insectes
en tout genre cet insecticide existe sous différentes formes dans le
commerce. Son utilisation reste délicate, certains s’y risque, mais l’on
ne connaît pas les effets secondaires sur l’oiseau. Les présentations
sous formes d’aérosols demeurent néanmoins intéressantes pour traiter
les locaux. Bien que selon les protocoles de désinfection la
vaporisation d’un « brouillard » soit moins efficace que la
pulvérisation d’un liquide.

D’autant plus qu’il existe des produits associant insecticide et
désinfectant pouvant être utilisés en savonnage, pulvérisation ou et
trempage.

Exemple : DESINFECTICIDE* (désinfectant total + insecticide à forte rémanence)


- L’ivermectine à 3% en solution pour application externe.

Très efficace mais onéreuse. C’est du reste une préparation
magistrale soumise à ordonnance. (Elle est souvent utilisée sous forme
de gouttes appliquées dans le cou pour la lutte contre les poux).


Effectuez une application si possible un jour sur deux au moins
au début du traitement puis 1 à 2 fois par semaine (selon gravité) avec
le produit de votre choix.

Cette application sera à prolonger jusqu’au retour à l’aspect normal de la patte.

Par sécurité il est conseillé de continuer le traitement à raison
d’une application par semaine pendant 2 à 3 semaines après la
disparition totale des lésions squameuses.



Précautions :


- Préalablement à l’application du produit, effectuez
systématiquement une imprégnation à l’eau chaude de la patte pour
ramollir les couches cornées superficielles, ce qui favorisera la bonne
pénétration du médicament après séchage de la patte.

- Dans les cas sévères il est recommandé de préférer la pommade à la solution.

Un massage sérieux à fortiori avec la forme pommade améliorera là
aussi la pénétration et donc l’efficacité des principes actifs.

- Supprimez la charpie.

- Supprimez le sable et la sciure de litière et favorisez les gros copeaux de bois ou les graviers voir rien du tout.

- pas de bain, même au carbaryl, pendant le traitement pour favoriser la plus longue imprégnation du traitement dans les tissus.

- surveillez l’aspect des pattes des anciens compagnons de cage,
même si vous avez effectué l’application unique de la solution traitante
ainsi que les bains de carbaryl ci-dessus conseillés.

- pour les femmes enceintes et les enfants le port de gants de
chirurgien est recommandé lors des massages avec les produits traitants.



Remarque :


- L’ivermectine en solution buvable a été testée avec succès et semble tout aussi efficace que les applications locales.

Elle sera plus adaptée à ceux qui ne peuvent pas mettre en place les protocoles ci-dessus détaillés.

D’autre part elle sera sûrement la bien venue en traitement complémentaire dans les cas les plus sévères.


























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